HISTOIRE DU SIAM

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Le royaume de Siam est l'ancien nom de la Thaïlande. C'est la transcription du nom donné au peuple thaï par les cambodgiens au XIIIe siècle.

En 575, une capitale fut fondée à Lampoun, puis SukhoThaï en 1238 et mettant fin au règne khmer d’Angkor Wat. Plusieurs dynasties  se succèdent et rendaient la cité scintillante jusqu’en 1767.

Le pays a pris le nom de Thaïlande en 1939 après la prise du pouvoir par le général Plaek Phibunsongkhram, une monarchie absolue mais constitutionnelle, sur le modèle anglais.


1.    Ayutthaya

Siam_Histoire-du-siam_AyuthiaLa capitale du Siam, fondée en 1350 par le prince d'U Thong dans une île formée par le Ménam et ses affluents à cinquante kilomètres au sud de Lopburi, révélait alors être une ville florissante et un point-clé sur la Route des Epices.

Elle avait servi de poste avancé aux Khmers avant de devenir capitale en 1350. Désormais, le roi Rama Thibodi Ier décida de la convertir en cité insulaire fortifiée au milieu des rivières Chao Phraya et Pasak. Pendant sa période d’or au XVIIe siècle, elle fut même plus peuplée que Londres ou Paris. Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, Ayutthaya assuma le rôle de capitale et de foyer commercial pour toute l’Asie du Sud-Est. Elle entretenait des relations commerciales à la fois avec ses voisins asiatiques et avec les Occidentaux. Elle établit également une étrange relation avec la France qui voulait faire des rois siamois ses alliés. Au moment où elle se ferma à toute influence étrangère, cette décision amorça son déclin. De plus, la ville fut détruite en 1767 par les Birmans, ce qui mit fin à la période d’Ayutthaya-capitale au profit de Bangkok.
La ville est aujourd’hui parsemée de ruines de bâtiments religieux. On y trouve les temples bouddhistes appelés wat et les chedi, monuments funéraires contenant des reliques complétés par d’innombrables statues de bouddha. Etant donné son site insulaire, une ballade le long des klong permet de découvrir les maisons en bois sur pilotis qui bordent les canaux construits pour faciliter les communications.

2.    Le pays des éléphants

Les éléphants qui peuplaient autrefois la forêt thaïlandaise ont joué et continuent de jouer un rôle prépondérant dans la vie culturelle (et économique autrefois) du pays.

Les éléphants blanc (ou albinos), plus rares et plus sacrés étaient les plus vénérés. L'ancien royaume de Siam avait pour emblème un éléphant blanc sur fond rouge. Ils sont symboles de paix et de prospérité sur tout le royaume Siam.

On estime entre 2500 et 3200 le nombre d'éléphants à Thaïlande : plus qu'en Inde mais moins qu'en Birmanie. La plupart sont domestiques. En 1900, ils étaient plus de 100.000 travaillant dans toute la Thaïlande.

Les mères éléphants portent leur bébé pendant près de 22 mois. Les éléphanteaux connaissent une brève période de tranquillité avant de commencer assez rapidement à travailler vers l'âge de quatre ans. Leur dressage dure cinq longues années sous la direction de leur propriétaire. On leur apprend à porter des charges, à marcher en procession et… à se baigner.

Si les éléphants travaillent durant leurs tendres années, il est admis qu'ils profitent d'une douce retraite passé l'âge de 60 ans. En Thaïlande, un hôpital entier leur est consacré, les soins sont financés par une sécurité sociale qui leur est destinée.

Plusieurs témoignages sérieux corroborent l'incroyable pressentiment qu'ont ressenti les éléphants du parc touristique de Phuket le 26 décembre 2004, à l'approche du raz-de-marée (tsunami) meurtrier. Ils se sont libérés de leurs chaînes et emmené leurs dresseurs dans les forêts sur les hauteurs de l'île, leur sauvant la vie.

3. La sagesse orientale 

L’enseignement du Bouddha repose sur l'idée que la souffrance est inséparable de l'existence. Le bouddhisme affirme que le savoir et la morale permettent d'échapper au cycle des renaissances et d'entrer dans un état de pureté absolue, le Nirvana.

Les principes énoncés ci-dessus sont contenus dans les Quatre Axiomes, une formule traditionnelle qui, dit-on, condense toute la pensée bouddhiste :

  • tout ce qui est conditionné est transitoire
  • ce qui est pollué par des états mentaux négatifs produit forcément de la souffrance ;
  • tout est dépourvu d'essence ou de soi ;
  • le nirvana est la paix véritable.

Ces mêmes principes sous-tendent les Quatre Nobles Vérités, autre formule traditionnelle qui oriente la pratique bouddhiste :

  • la souffrance existe ;
  • cette souffrance a une origine ;
  • il y a une cessation de la souffrance ;
  • il existe une voie menant à cette cessation

La quatrième vérité est la «Voie des huit vertus» qui conduit au Nirvana. Elle recommande la méditation pure, le savoir, elle conduit au Nirvana, à l'extinction des désirs, à l'état suprême de non-existence, de non-réincarnation . Le Nirvana, qui n'est pas immédiatement accessible, est un état qui échappe à la fatalité du devenir et au cycle sans cesse repris des vies nouvelles.

4. Le drapeau du Siam 

Siam_Histoire-du-siam_drapeauLa Thaïlande a commencé à utiliser des drapeaux à l'époque d'Ayutthaya mais, à l'origine, on avait des drapeaux de couleurs différentes comme symbole réguliers des bataillons, comme signe d'organisation des armées.
Ensuite, lorsque la Thaïlande a fait du commerce maritime avec les pays étrangers, elle se mit à utiliser sans discontinuer, jusqu'à l'époque de Ratanakosin, un drapeau de tissu rouge comme pavillon pour les navires thaïs.

A l'époque du roi Rama II (1809 à 1824 de l'ère Chrétienne), puisque les Malais utilisaient également des drapeaux rouges, celui-ci ordonna de modifier le drapeau national et ordonna donc de mettre l'image d'un éléphant blanc dans la roue de Vishnou au centre du drapeau rouge. Parce que, durant ce règne on trouva 3 éléphants blancs, ce qui était jugé être un signe d'extrêmement bon augure pour la nation. Ce fut le symbole du drapeau de la nation thaïe.

Le roi Rama IV, demanda que l'on modifie le drapeau en enlevant la roue. Il ne resta alors que l'image de l'éléphant au centre du drapeau rouge, et on estima à partir de ce moment-là que c'était le drapeau national.

5. La langue thaï (ou thaïlandais)

Siam_Histoire-du-siam_AlphabetDe la famille des langues kadai, c'est de l'avis de certains la langue la plus difficile à apprendre pour nous, francophones. Il s'agit en fait d'une succession de syllabes identiques pour nos oreilles d'Européens qui signifient en fait une multitude de choses différentes. Le thaï se " chante ", la langue compte 5 tons : ascendant, descendant, haut, médian et bas.

L'alphabet thaï compte 20 consonnes (44 lettres) et 24 voyelles (13 lettres).
20 millions de personnes parlent le thaï ; 70 millions si l'on inclut les autres dialectes de cette langue, dont le laotien.

Pratiquement, le Thaï se divise en 4 grands dialectes. Ainsi, les habitants du Sud du pays s'expriment-ils en thaï du Sud. Au centre, c'est le siamois (ou thaï standard). Au Nord, le thaï du Nord ou muang. Au Nord-est, le thaï du Nord-Est ou isan.

6. La fleur de lotus

Siam_Histoire-du-siam_LotusLa fleur de lotus est un des symboles les plus anciens et  aspire à la plus grande pureté et de perfection. Elle est aussi un emblème d'été et de fertilité.

En effet Le lotus fleurissait dans les marais et les étangs bien avant l'apparition de l'homme. Sa fleur émerge de la noirceur de la vase pour s'épanouir et se dresser hors de l'eau pour donner une fleur d'une beauté incroyable.

 "Pure face à l'impureté."

C'est justement dans cette impureté, qui est la profondeur des eaux saumâtres, qu'elle va puiser son élégance et sa beauté pour être enfin attirée par la lumière.

De plus la fleur de lotus est la seule plante aquatique pouvant sortir  réellement de l'eau grâce à sa tige, contrairement aux autres plantes de la même famille qui flotte.

Autant de symboles sur une plante, explique pourquoi le royaume de Siam l'associe à l'épanouissement spirituel.

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